Usurpation d’identité : les cartes SIM dans le collimateur des escrocs
Le 06/09/2019 � 12:09
L’affaire n’est pas passée inaperçue. Jack Dorsey, le président de Twitter, s’est récemment fait pirater son compte Twitter sans que les systèmes d’alerte du puissant réseau social réagissent. Des messages racistes sont alors apparus sur son fil de tweets. Plusieurs dizaines de minutes ont été nécessaires pour comprendre l’origine du problème et corriger le tir. En cause, selon la presse : la mise en défaut du système d’authentification à double facteurs qu’utilise le réseau social. Pour rappel, ce système permet d’identifier un internaute en lui adressant, par SMS, un code unique que ce dernier doit, dans un laps de temps limité, entrer sur la page du site demandeur. Cet outil est souvent utilisé par des banques pour confirmer un paiement en ligne et par des réseaux sociaux pour accéder à un compte. Raison pour laquelle de plus en plus de pirates se lancent dans la « chasse » aux cartes SIM.
L’approche des pirates
Le défi que doivent relever les pirates est de parvenir à se faire passer pour la future victime auprès de son opérateur téléphonique. Pour cela, ils utilisent tous les identifiants qu’il est possible de trouver sur Internet et les réseaux sociaux (date de naissance, adresse personnelle, lieu de naissance…) et, le cas échéant, sur le Darknet. Ces derniers étant souvent demandés par les opérateurs pour identifier leurs clients, dans le cadre d’un appel téléphonique. Parvenus à leurs fins, ils se font attribuer une nouvelle carte SIM, prétextant, par exemple, l’avoir perdue ou détruite. Dès lors, le temps que la victime prenne conscience de la situation, le pirate aura largement eu le loisir de profiter de la situation.
Quoi faire ?
La seule chose à faire pour réduire le risque d’être victime d’un SIM swap est de ne pas diffuser, sur internet et les réseaux sociaux, les données qu’utilisent les opérateurs pour identifier leurs clients (copie d’une facture de téléphone faisant apparaître un numéro client, adresse, date et lieu de naissance…). Et d’attendre 2022, date à laquelle, conformément à la Directive sur les services de paiement (DSP2), le système de double identification devra être remplacé par un dispositif plus efficace !