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Relance de l’économie française

Publié le 30 octobre 2012
Les économies avancées, proprement dénommées alors « économies industrialisées », ont commencé il y a quarante ans un mouvement qui n’a cessé de s’amplifier, pour atteindre un niveau de désindustrialisation préoccupant.

 

La France, comme le Royaume-Uni et les USA notamment, ont été pris dans ce mouvement. La délocalisation de nos forces de production dans des pays à faible coût du travail se justifiait moralement par le fait de donner du travail aux pays en voie de développement, tout en conservant la capacité de recherche et développement, le marketing et le commercial, dans une nouvelle répartition entre les nations et les peuples, la tête d’un côté, les bras ailleurs.
Chimère bien entendu, mais le mouvement en marche ne s’arrêtait pas pour autant.
De catastrophes financières en crises économiques, de pertes d’emplois en déséquilibres commerciaux et financiers, de sur endettement des Etats en déséquilibres budgétaires, de détérioration du système de protection sociale en remises en causes des acquis, force est de constater aujourd’hui dans de nombreux pays la catastrophe globale annoncée voire imminente.
Pourtant, précurseurs, certaines politiques nationales ont anticipé pour reconstruire un modèle fort, où l’industrie a sa place, et l’Allemagne a particulièrement réussi ce redressement difficile, basé sur l’effort partagé avec des objectifs qui ont transformé ces efforts en investissements.
En France, où les discours forts et volontaires n’ont pas manqué, on peut dire pour simplifier que rien n’ a été ou n’a pu être fait, et la succession historique de la gauche et de la droite aux commandes n’a rien changé structurellement.
Aujourd’hui au pied du mur, une politique fiscale exceptionnellement rigoureuse a commencé à être mise en place en fin de mandature de droite et le pouvoir actuel durcit encore le trait.
Demander des efforts importants a du sens, et tout citoyen responsable acceptera d’y contribuer pour construire un avenir à la France, à l’Europe, afin de ne pas laisser à nos enfants un pays ruiné. Des efforts pour reconstruire, des efforts pour restructurer, des efforts pour investir.
Pas des efforts pour boucher le trou sans fond d’un système essoufflé, d’un état en surcoût de fonctionnement, d’un système de protection sociale devenu inadapté et à remettre à plat.
Si nos gouvernements et celui de la France n’ont pas le courage de dire la vérité et de faire participer chacun à sa place aux sacrifices nécessaires, la catastrophe est certaine.
Il faut oublier les promesses de campagne, qui ne peuvent, chacun le sait, être tenues, il faut que la gauche et la droite, les partenaires sociaux fassent ensemble le bilan, l’état des lieux, et dans une Union Nationale, reconstruisent la France.
Cela parait impossible, relever du rêve, et portant il n’y a pas d’autre chemin.
Et plus nous attendrons, plus ce sera dur.

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