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Mettre en place le télétravail dans votre entreprise

Publié le 7 septembre 2017

Les données chiffrées sur le télétravail en France montrent sa progression récente dans les entreprises. Si certaines d’entre elles pratiquent le travail à distance sans cadre précis, d’autres décident de l’instaurer sur la base d’un accord en bonne et due forme entre les salariés ou leurs représentants et l’employeur. Dans tous les cas, mettre en place le télétravail dans une entreprise nécessite de se poser préalablement les bonnes questions, et d’en envisager toutes les répercussions sur l’organisation interne. Les experts GESCO dressent pour vous le panorama du télétravail et de sa mise en place concrète dans les entreprises.

Quelles formes peut revêtir le télétravail ?

Le télétravail peut prendre plusieurs formes selon les cas : il peut en effet correspondre à du télétravail total, ce qui signifie que que le salarié ne se rend dans les locaux de son employeur que de temps en temps, et travaille essentiellement depuis son domicile. Il peut aussi s’agir de télétravail en alternance, où la possibilité est ouverte de travailler aussi bien dans l’entreprise que depuis chez soi.
Depuis quelques années, on parle aussi de travail « nomade », où le salarié travaille à distance dès lors qu’il effectue des déplacements de plus ou moins longue durée ou encore de travail en « bureau satellite », qui permet aux personnes en déplacement de travailler depuis un espace de co-working.

Quel est le cadre juridique du télétravail ?

Juridiquement, le télétravail est encadré depuis l’Accord national interprofessionnel du 19 juillet 2005. Les deux grands principes qui sous-tendent cet accord sont la réversibilité, par laquelle un retour à des modalités classiques d’organisation est possible, et le bi-volontariat, qui va impliquer la rédaction d’un avenant spécifique au contrat de travail, sur lequel les deux parties auront trouvé un accord.
Le travail à distance va en effet avoir des conséquences non négligeables sur les horaires de travail, sur les outils / équipements mis à disposition des salariés par leur employeur, ainsi que sur les possibilités de contrôle et la sécurisation des informations / données de l’entreprise : ce sont tous ces éléments qui devront être soigneusement définis dans le cadre d’un accord bipartite sur le télétravail et qui feront l’objet de l’avenant au contrat de travail.

A quelles conditions le travail à distance peut-il bien fonctionner ?

Une fois que les deux parties sont d’accord sur les modalités pratiques du télétravail – jours, horaires, lieux, reporting -, l’employeur se doit de fournir au(x) salarié(s) concerné(s) les outils et équipements nécessaires – matériel informatique, logiciels, téléphone, etc. – et prendre en charge tout ou partie des frais occasionnés, telles que les factures téléphoniques et Internet.
Les nouvelles technologies facilitent la mise en place du télétravail : visioconférence, Skype, ordinateurs portables, plates-formes collaboratives, clouds… facilitent le partage de documents et les communications professionnelles. L’employeur doit trouver des solutions fiables et les plus sécurisées possibles, tout en rendant aisé le travail de ses salariés à distance.
Enfin, il est indispensable de faire preuve de pragmatisme : la mise en place d’une phase d’expérimentation permettra aux deux parties de lister ce qui fonctionne correctement et ce qui pourrait être amélioré, en termes d’outils de travail, de communication, de modalités de suivi et de reporting.

Si vous envisagez de mettre en place le télétravail dans votre société, faites appel aux experts GESCO qui vous conseilleront et vous aideront à tout moment, qu’il s’agisse pour vous de rédiger des avenants ou de répondre à vos questions juridiques. Contactez nos équipes de Nantes, Angers, Beaupréau ou Ancenis, qui se feront un plaisir de vous accompagner.

Crédit photo : Teppo Koritinka – Flickr Creative commons